UNE ÉCONOMIE DE 8 MILLIARDS GRÂCE À UNE SOLUTION ALTERNATIVE AU TWEEDE GETIJDENDOK
Le port d’Anvers est confronté à un problème de capacité en matière de stockage et de transbordement de conteneurs. En conséquence, les compagnies maritimes sont contraintes de faire décharger leurs porte-conteneurs dans des ports voisins tels que Zeebruges, Rotterdam et Le Havre. Une capacité supplémentaire de traitement des conteneurs est nécessaire pour garantir la position d’Anvers en tant que pôle logistique européen. Afin de répondre à la croissance du trafic de conteneurs, le gouvernement flamand a récemment donné son feu vert au plan ECA (Extra Container Handling Capacity Antwerp). Ce plan prévoit un espace supplémentaire permettant d’accueillir sept millions de conteneurs supplémentaires, en plus de la capacité actuelle de quinze millions de conteneurs. Cela passera notamment par la construction d’un nouveau quai sur la rive gauche de l’Escaut, appelé « Tweede Getijdendok ». La mise en service de ce quai est provisoirement prévue pour 2030. C’est bien trop tard, car le port a besoin de cette capacité supplémentaire dès maintenant. La construction et la mise en service du Tweede Getijdendok représentent également une dépense considérable pour l’État. Le coût total, y compris les travaux d’infrastructure associés, est estimé à 8 milliards d’euros. S’agissant d’un quai soumis aux marées, celui-ci s’ensable rapidement sous l’effet du sable et de la vase déposés par l’Escaut. Il est donc nécessaire de le draguer régulièrement afin de garantir le tirant d’eau requis pour les porte-conteneurs, ce qui entraîne également des coûts importants.
Katoen Natie a proposé une alternative pour le nouveau Tweede Getijdendok et examine actuellement si le groupe SEA-invest – qui exploite déjà un terminal à conteneurs au Bevrijdingsdok – pourrait être associé à ce projet. Le réaménagement d’un site concédé de 220 hectares autour du Bevrijdingsdok permettrait de créer une capacité supplémentaire de manutention de 9 millions de conteneurs (EVP) par an. Outre une longueur de quai de 4,4 km, ce site situé sur la rive droite de l’Escaut bénéficie d’excellentes liaisons routières et ferroviaires déjà en place. Cette solution alternative permettrait à l’État (et au contribuable) d’économiser au moins 8 milliards d’euros, tandis que le port d’Anvers pourrait accroître sa capacité de traitement des conteneurs à très court terme, sans causer de désagréments à la communauté portuaire ni aux citoyens.

Le Bevrijdingsdok comme alternative au Tweede Getijdendok
UNE SOLUTION ALTERNATIVE PRÉSENTANT DE NOMBREUX AVANTAGES
Cette alternative peut être mise en œuvre immédiatement. La construction du nouveau Tweede Getijdendok prendra probablement encore dix ans, ce qui augmentera considérablement les coûts de construction estimés, les portant à plus de 8 milliards d’euros. Étant donné que les infrastructures portuaires existantes font l’objet d’un réaménagement, aucun terrain (naturel) supplémentaire ne devra être sacrifié. La capacité annuelle du terminal à conteneurs qui sera développé sur la rive droite de l’Escaut s’élève à 9 millions de conteneurs (EVP), soit 2 millions de conteneurs de plus que ce que prévoit le plan de l’ECA.
De plus, cela permet de mieux répartir le trafic de fret entre les deux rives de l’Escaut, ce qui améliorera la fluidité du trafic dans le port. Enfin, cela garantit qu’une partie de la manutention des conteneurs à Anvers sera à nouveau assurée par des acteurs flamands. Compte tenu de tous ces avantages, cette alternative offre une solution viable et efficace au problème de capacité actuel du port de l’Escaut. Anvers pourra ainsi faire face à la croissance prévue de son trafic de conteneurs et le moteur économique de la Belgique pourra continuer à tourner.
Katoen Natie
Patrik Naenen et Vincent Vandecauter
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Représentation artistique : nouveau terminal à conteneurs au Bevrijdingsdok, d'une capacité de 9 millions d'EVP par an[/caption]
8 MILLIARDS D'ÉCONOMIES GRÂCE À UNE SOLUTION ALTERNATIVE POUR LE DEUXIÈME QUAI DE TRANSPORT
Le port d’Anvers est confronté à un problème de capacité en matière de stockage et de transbordement de conteneurs. Les armateurs sont donc contraints de faire décharger leurs porte-conteneurs dans des ports voisins tels que Zeebruges, Rotterdam et Le Havre. Une capacité supplémentaire de traitement des conteneurs est indispensable pour garantir la position d’Anvers en tant que plaque tournante logistique en Europe. Afin de faire face à la croissance du trafic de conteneurs, le gouvernement flamand a récemment donné son feu vert au plan ECA (capacité supplémentaire de manutention de conteneurs à Anvers). Ce plan prévoit un espace supplémentaire permettant de traiter sept millions de conteneurs en plus de la capacité actuelle de quinze millions de conteneurs. Notamment grâce à la construction d’un nouveau quai sur la rive gauche de l’Escaut, appelé « deuxième quai à marée ». La mise en service de ce quai est provisoirement prévue pour 2030. C’est bien trop tard, car le port a besoin de cette capacité supplémentaire dès maintenant. La construction et la mise en service du «Deuxième quai à marée» représentent également une dépense considérable pour les pouvoirs publics. Le coût total – y compris les travaux d’infrastructure associés – est estimé à 8 milliards d’euros. Comme il s’agit d’un dock à marée, celui-ci s’ensable rapidement sous l’effet du sable et de la vase déposés par l’Escaut. Il est donc nécessaire de le draguer régulièrement afin de garantir la profondeur requise pour les porte-conteneurs, ce qui entraîne également des coûts importants.
Katoen Natie a ainsi imaginé une alternative au nouveau « Tweede Getijdendok » et examine si le groupe SEA-invest – qui exploite déjà un terminal à conteneurs au « Bevrijdingsdok » – pourrait être associé à ce projet. Le réaménagement d’une zone de concession de 220 hectares autour du « Bevrijdingsdok » permettrait de créer une capacité supplémentaire de traitement des conteneurs de 9 millions de conteneurs (EVP) par an. Outre une longueur de quai de 4,4 km, ce site situé sur la rive droite de l’Escaut dispose d’excellentes liaisons routières et ferroviaires déjà existantes. Grâce à cette solution alternative, les pouvoirs publics (et les contribuables) pourraient économiser au moins 8 milliards d’euros et le port d’Anvers pourrait étendre sa capacité de traitement des conteneurs dans un délai très court, sans aucune nuisance pour la communauté portuaire et les citoyens.
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Le quai de Bevrijdingsdok comme alternative au deuxième quai de Getijdendok[/caption]
UNE SOLUTION ALTERNATIVE PRÉSENTANT DE NOMBREUX AVANTAGES
Cette alternative peut être mise en œuvre immédiatement. La construction du nouveau deuxième dock à marée pourrait bien prendre encore dix ans, ce qui entraînerait une augmentation considérable des coûts de construction estimés, qui dépasseraient alors les 8 milliards d'euros. La réaménagement des infrastructures portuaires existantes ne nécessitant pas le sacrifice de terrains supplémentaires (naturels), aucun terrain supplémentaire ne devra être sacrifié. La capacité annuelle du terminal à conteneurs à développer sur la rive droite de l’Escaut s’élève à 9 millions de conteneurs (EVP), soit 2 millions de conteneurs de plus que ce que prévoit le plan de l’ECA. En outre, cela contribue à une meilleure répartition du trafic de fret entre les deux rives de l’Escaut, ce qui améliorera la fluidité du trafic dans le port. Enfin, cela permet de ramener une partie du traitement des conteneurs d’Anvers sous contrôle flamand.
Compte tenu de tous ces avantages, cette alternative offre une solution viable et efficace au problème de capacité actuel du port de l'Escaut. Anvers pourra ainsi faire face à la croissance prévue de son trafic de conteneurs et le moteur économique de la Belgique pourra continuer à tourner à plein régime.
Katoen Natie
Patrik Naenen et Vincent Vandecauter
[caption id="attachment_13213" align="alignnone" width="512"]

Représentation artistique : nouveau terminal à conteneurs situé au Bevrijdingsdok, d'une capacité de 9 millions d'EVP par an[/caption]